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Montréal, le 13 juillet 2026 — Le programme antiraciste de la Fondation CJPMO (PARFC) exprime de sérieuses préoccupations concernant la décision de l’Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB) de décourager la participation des élèves au défilé de la Fierté dans la capitale, et plus particulièrement la suggestion du conseil selon laquelle les récentes actions de solidarité avec la Palestine lors de la Fierté auraient créé des risques pour la sécurité et le déroulement de l’événement. Bien que les conseils scolaires aient le devoir de protéger les élèves, ce devoir ne doit pas être utilisé pour présenter la défense des droits humains des Palestiniens comme étant intrinsèquement dangereuse, perturbatrice ou incompatible avec la participation des élèves à la vie civique publique. Le langage utilisé par la direction de l’OCDSB risque de renforcer un récit préjudiciable dans lequel l’expression pro-palestinienne est traitée non pas comme un discours politique, mais comme une menace à gérer.
Le PARFC est particulièrement préoccupé par les références du conseil à « l’activisme politique », aux « perturbations imprévues » et aux « défis inattendus » comme raisons invoquées pour expliquer le manque allégué de sécurité, ce qui semble viser des actions publiques de solidarité avec les Palestiniens et d’opposition à la violence d’Israël à Gaza. Le PARFC partage l’avis de Callie Metler, directrice générale de la Fierté 2026, qui a déclaré que « la Fierté est née de l’activisme politique ». Les élèves devraient être soutenus dans leur compréhension du fait que les mouvements pour la justice s’entrecroisent souvent, et que la solidarité avec les communautés opprimées ne constitue pas un danger pour la sécurité simplement parce qu’elle remet en question le confort institutionnel.
Ce cadrage constitue également une forme de racisme anti-palestinien. « Le racisme anti-palestinien comprend le silence imposé, l’exclusion, la diffamation et la déshumanisation des Palestiniens et de leurs alliés, notamment lorsqu’on présente la défense des droits humains des Palestiniens comme étant intrinsèquement haineuse, menaçante ou illégitime », a déclaré Jamila Ewais, chercheuse principale du PARFC. « Lorsqu’un conseil scolaire traite la solidarité avec la Palestine comme une raison de retirer des élèves d’un événement public majeur, il contribue à la délégitimation plus large d’un mouvement qui attire l’attention sur des souffrances civiles massives, y compris le meurtre et la famine d’enfants à Gaza. Le problème ne réside pas seulement dans la décision elle-même, mais aussi dans le message qu’elle envoie : que le deuil palestinien et la solidarité avec les Palestiniens seraient des forces perturbatrices dont les élèves devraient être protégés. »
Le PARFC appelle l’OCDSB à clarifier ses commentaires, à dialoguer directement avec Capital Pride et les communautés touchées, et à veiller à ce que les préoccupations liées à la sécurité des élèves ne soient pas utilisées pour stigmatiser la défense des droits des Palestiniens ou effacer l’histoire politique de la Fierté. Le conseil doit réaffirmer que le soutien aux droits humains des Palestiniens n’est pas incompatible avec la sécurité des élèves, l’inclusion ou la solidarité 2SLGBTQ+. Si l’OCDSB est réellement engagé envers l’équité et l’inclusion, il doit rejeter les récits qui transforment la solidarité avec la Palestine en menace et plutôt offrir un modèle d’éducation civique antiraciste fondée sur des principes.
À propos du PARFC – Le mandat du Programme antiraciste de la Fondation CJPMO (PARFC) est de sensibiliser le public au racisme au Canada. Ce mandat s'inscrit dans l'objectif plus large de la Fondation qui est de surveiller et de combattre les manifestations de racisme, de xénophobie et de discrimination en sensibilisant le public à ces préjugés.
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