Une nouvelle vague d’attaques islamophobes visant les musulmans partout au Canada : PARFC

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Montréal, le 7 août 2026 — Le programme antiraciste de la Fondation CJPMO (PARFC) est profondément alarmé par la récente vague d’attaques islamophobes soupçonnées et alléguées visant les musulmans partout au Canada. Ces incidents ne sont pas isolés, mais reflètent plutôt une tendance nationale dans laquelle les musulmans sont de plus en plus ciblés physiquement, harcelés et amenés à se sentir en danger dans les espaces publics, les stationnements, les mosquées, les centres islamiques et les espaces communautaires.

 

Au cours des deux derniers mois seulement, les communautés musulmanes ont fait face à une série troublante d’incidents violents et intimidants : un homme noir musulman à St. Albert a été agressé après avoir quitté la prière du vendredi avec sa famille, alors que des insultes racistes et islamophobes auraient été proférées ; un imam à Victoria a été agressé après les prières et s’est fait dire de « retourner dans son pays » ; un graffiti islamophobe portant les mots « Protect women, rise against Islam » a été trouvé près d’une garderie d’Edmonton destinée à des enfants musulmans, laissant des femmes musulmanes et des familles s’interroger sur leur sécurité ; une femme musulmane portant le hijab à Edmonton a été frappée par un véhicule après des commentaires racistes et xénophobes ; une famille palestinienne musulmane à Thunder Bay a été attaquée alors qu’elle marchait avec de jeunes enfants et une personne âgée ; une femme musulmane à Moncton a été violemment agressée ; une fausse main sectionnée couverte de faux sang a été laissée au Centre islamique de Verdun, à Montréal ; des coups de feu auraient été tirés contre le Centre islamique Rahma à Winnipeg alors que des personnes se trouvaient à l’intérieur ; et des graffitis « Deport Islam » sont apparus à plusieurs reprises autour du Centre islamique de l’Outaouais, y compris sur l’un des bâtiments du centre.

Ces attaques ne doivent pas être traitées comme des actes isolés de préjugés individuels. L’islamophobie au Canada est structurelle : elle opère à travers les décisions politiques, les pratiques policières, les récits médiatiques, la rhétorique politique, les plateformes en ligne, la négligence institutionnelle et les actes individuels de violence. Des débats publics qui présentent les musulmans comme des menaces à la sécurité, aux politiques gouvernementales qui normalisent la suspicion envers les communautés musulmanes, en passant par les plateformes médiatiques qui amplifient les récits décrivant les musulmans comme étrangers, dangereux ou incompatibles avec les valeurs « canadiennes » ou « occidentales », l’islamophobie est produite à de multiples niveaux de la société. Une partie de cette violence et de cette hostilité islamophobes recoupe également le racisme anti-palestinien, alors que les discours racistes sur Gaza déshumanisent souvent les Palestiniens en les présentant comme violents, terroristes ou jetables, tout en étendant simultanément cette suspicion aux musulmans de manière plus générale. Cette déshumanisation rend plus faciles à justifier à la fois l’exclusion des Palestiniens et le ciblage des communautés musulmanes. Les agresseurs individuels n’agissent pas dans le vide ; ils agissent dans un climat façonné par des années de discours déshumanisants et d’échec institutionnel.

« Ces attaques montrent que l’islamophobie au Canada n’est pas seulement une question de discours offensants ou de haine en ligne ; elle constitue une menace directe à la sécurité physique des familles musulmanes, des fidèles, des femmes, des personnes âgées, des enfants et des leaders communautaires », a déclaré Jamila Ewais, chercheuse principale du PARFC. « Une mosquée ne devrait jamais être une cible. Une femme portant le hijab ne devrait jamais craindre d’être attaquée dans un stationnement. Une famille musulmane ne devrait pas être agressée alors qu’elle marche avec des enfants. Un imam ne devrait pas être attaqué après les prières. Pourtant, partout au Canada, les communautés musulmanes sont forcées à répétition d’absorber la violence en attendant une protection, une reddition de comptes et un leadership politique significatifs. »

Le PARFC appelle les responsables publics, les services de police, les institutions médiatiques et les leaders de la société civile à répondre à cette tendance avec urgence et sérieux. Les condamnations après chaque incident ne suffisent pas. Le Canada doit affronter l’écosystème de l’islamophobie qui rend les musulmans vulnérables à la violence : les récits médiatiques racistes, l’alarmisme politique, la haine en ligne, les réponses institutionnelles inadéquates et le refus de traiter le racisme anti-musulman comme une menace structurelle. Protéger les communautés musulmanes exige un soutien renforcé aux victimes, des enquêtes transparentes sur les crimes haineux, une éducation antiraciste soutenue, une reddition de comptes pour les responsables publics et les plateformes qui normalisent la rhétorique islamophobe, ainsi que des mesures concrètes pour garantir que les mosquées, les centres islamiques, les familles musulmanes et les personnes visiblement musulmanes puissent vivre en sécurité et dans la dignité au Canada. Le PARFC renouvelle également son appel à une Stratégie nationale contre l’islamophobie, car la haine dirigée contre les communautés minoritaires ne peut pas devenir la nouvelle normalité.

À propos du PARFCLe mandat du Programme antiraciste de la Fondation CJPMO (PARFC) est de sensibiliser le public au racisme au Canada. Ce mandat s'inscrit dans l'objectif plus large de la Fondation qui est de surveiller et de combattre les manifestations de racisme, de xénophobie et de discrimination en sensibilisant le public à ces préjugés.

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