La décision de la ville d'Ottawa de hisser le drapeau israélien au milieu de l'offensive en cours à Gaza manque de sensibilité raciale : PARFC

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2024-05-06-Ottawa Flag FR (1)Montréal, 07 mai 2024 - Le Programme antiraciste de la Fondation CJPMO (PARFC) exhorte le maire d'Ottawa, Mark Sutcliffe, à reconsidérer sa décision de célébrer la création de l'État d'Israël en hissant le drapeau israélien à l'hôtel de ville le 14 mai 2024. Un tel geste de la part de la ville d'Ottawa est extrêmement insensible, d'autant plus que les opérations militaires brutales d'Israël à Gaza ont fait un nombre impressionnant de victimes et de destructions parmi les Palestiniens. De nombreux observateurs internationaux ont critiqué ces actions qu'ils jugent disproportionnées et contraires aux droits de la personne. En outre, les affirmations de la Cour internationale de justice (CIJ) indiquent qu'Israël commet vraisemblablement un génocide à Gaza.

Le choix de hisser le drapeau israélien à l'hôtel de ville d'Ottawa le 14 mai est non seulement insensible, mais aussi profondément blessant pour la communauté palestinienne d'Ottawa et pour quiconque se préoccupe des droits de la personne. Historiquement, le 14 mai marque un jour de profond chagrin et de perte pour les Palestiniens, connu sous le nom de Nakba (« La Catastrophe », en arabe), qui a vu le déplacement massif et la dépossession de centaines de milliers de Palestiniens en 1948 par des groupes israéliens armés et organisés. La « célébration » de cette journée à l'hôtel de ville d'Ottawa n'est cependant pas le seul problème.  C'est plutôt la tendance de l'Occident à effacer complètement l'histoire associée au jour de l'indépendance d'Israël qui est en cause. « Marquer la Nakba comme un jour de célébration, c'est ignorer de manière flagrante la douleur et l'injustice vécues par d'innombrables familles palestiniennes. C'est un acte qui efface l'histoire des Palestiniens assassinés et déplacés et qui délégitime les voix de ceux qui continuent à souffrir », a déclaré Jamila Ewais, chercheuse pour le PARFC. « Célébrer la fondation violente d'Israël, en particulier cette année, équivaut à célébrer l'injustice à l'égard des Palestiniens. »

La décision du maire Sutcliffe est révélatrice d'un modèle plus large de racisme systémique anti-palestinien. Les Palestiniens et leurs défenseurs peuvent subir un traumatisme par procuration en raison du racisme systémique omniprésent qui les entoure. Selon un rapport de l'Arab Canadian Lawyers Association (ACLA) sur le racisme systémique anti-palestinien : « Le ciblage de l'identité et des récits palestiniens, ainsi que la perte d'opportunités et le traitement négatif, peuvent déclencher un traumatisme racial chez les Palestiniens et certains de leurs défenseurs. » Ce racisme englobe une série d'actions ou de politiques qui contribuent à la marginalisation systémique du peuple palestinien en niant son histoire, ses luttes et ses droits de la personne.

Le PARFC appelle le maire Sutcliffe et le conseil municipal d'Ottawa à reconsidérer leur décision et à s'engager dans des actions qui favorisent l'inclusion, le respect et la justice pour toutes les communautés, y compris les Palestiniens. Il est essentiel que les élus fassent preuve d'un leadership équilibré et compatissant, en particulier dans le contexte des peuples autochtones déplacés. Nous demandons instamment à la ville d'Ottawa d'être sensible aux préoccupations de toutes les communautés et de ne pas prendre de mesures qui suggèrent un parti pris pour une communauté par rapport à une autre.  De plus, le PARFC demande au Conseil municipal d'Ottawa de reconnaître la Nakba et de replacer l'indépendance d'Israël dans son contexte historique.

À propos de la Fondation CJPME Le mandat du Programme anti-racisme de la Fondation CJPMO (PARFC) est de sensibiliser le public au racisme au Canada.  Ce mandat s'inscrit dans l'objectif plus large de la Fondation qui est de surveiller et de combattre les manifestations de racisme, de xénophobie et de discrimination en sensibilisant le public à ces préjugés.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le PARFC au bureau de la Fondation CJPME :

[email protected],   514-389-8668.

PARFC, www.fondationcjpme.org  

Ce communiqué de presse peut être reproduit sans autorisation.

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  • Lynn Naji
    published this page in Communiqués 2024-05-07 10:20:42 -0400